article
sur La Scène Poétique
dans Bloc-Notes
Janvier 2010
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cycle de poésie parlée
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Bibliothèque municipale de la Part-Dieu
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33 bd Vivier Merle
69003 Lyon
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Cycle organisé et programmé par
Patrick Dubost
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Historique de la Scène Poétique
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Certaines soirées
sont disponibles en consultation vidéo sur le site de la Bibliothèque Municipale de Lyon (page conférence, cycle : la scène
poétique) :
Accéder aux vidéos
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Table de livres en vente
tenue par Fabrice Sivignon
à l'enseigne du Colporteur
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Bibliothèque municipale
de la Part-Dieu
30 boulevard Vivier Merle
69003 Lyon
04 78 62 18 00
www.bm-lyon.fr
entrée libre
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Accueil
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le mercredi 7 avril 2010
à 18h30
James Sacré
&
Alain Wexler
James Sacré, par Michel Durigneux
James Sacré pratique une poésie de l'oralité, mais une oralité dont la source est clairement dans l'écrit, dans ces fragments de vie tracés du bout des doigts et d'une main ferme, ou ces images puisées à fleur de peau, ou plus sûrement prélevés dans les battements du cœur. Il affirme : « La poésie, comment dire ? venue tonitruante ou à pas légers, c'est seulement nous qui la disons là, sans savoir même comment nous l'entendons. Ou croyons-nous seulement entendre quelque chose ? » Ou encore : « Vivre et mourir, comment dire ? Ça vient n'importe comment aussi, même quand ça prend des allures de grand arrangement du sens. A peine le temps de faire semblant de comprendre, d'apprécier ou de crier au scandale : les mots ne sont plus qu'une poussière ; ou s'ils sont l'or du temps ? »
Derniers livres publiés (sélection) :
Tissus mis par terre et dans le vent, Ed. Le Castor Astral, 2010
Le désir échappe à mon poème, Ed. Al Manar, 2009
Portrait du père en travers du temps, Ed. La Dragonne, 2009
31 poèmes de l'Amérique un peu, Ed. Contre-Pied, 2008
D'autres vanités d'écriture, Tarabuste Ed., 2008
Coudre ton enfance à demain, Ed. Contre-allées, 2008
Un paradis de poussières, Ed. André Dimanche, 2007

Alain Wexler affirme volontiers, comme André Gide, qu'on "ne fait pas de littérature avec de bons sentiments" et cette méfiance l'a conduit à l'exploration poétique d'un réel souvent méprisé ou ignoré, avec une attention particulière sur ces "petites choses de rien du tout" qui sont à la source de notre langue. Alain Wexler écrit en aveugle par tâtonnements, en sourd par rassemblements d'images, en jongleur par des rapprochements improbables, en musicien réécrivant le réel à l'aide de quelques mots-clefs. Il procède sans règle établie ; le sujet commande, ou plutôt l'écriture en train de se faire ; il traque toutes les failles de l'histoire ou de la pensée où l'objet en cours d'écriture peut s'engouffrer. Alain Wexler écrit, en quelque sorte, des fables de choses. Par ailleurs, il anime et imprime, pas loin de Lyon, depuis 1977, avec une incroyable constance et une belle ouverture, la revue Verso, qui est aujourd'hui l'une des plus anciennes revues de poésie en France (139 numéros parus).
Derniers livres publiés :
Echelles, éditions Henry (Ecrits du Nord), 2009
Nœuds, éditions du Dé bleu, 2003
Tables, éditions du Dé Bleu, 1992
Récifs, éditions du Dé Bleu, 1983
Photos Alain Wexler
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"La Scène Poétique" existe depuis février 2003.
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Les poètes,
de plus en plus souvent,
lisent en public. Ils quittent
l’isolement
de la “chambre
d’écriture”, prennent le train, serrent
les mains
de quelques inconnus, s’emparent d’un micro et, quand le silence est
là, lisent à voix haute.
Ils donnent à entendre un peu de cette voix qui
précède la main
dans
l’écriture. Cette voix qu’ordinairement
on n’entend pas. De plus
en
plus la poésie
sort du livre, et circule par
la bouche et
les oreilles
autant que par
les yeux. Les sollicitations répétées obligent le poète
à un travail
et une réflexion sur la lecture
publique et sur les
rapports de l’écrit à la parole, de la
page
à l’espace, du corps à la
pensée. Faut-il lire debout ? Assis ?
Tout en douceur ? Avec fracas ? Faut-il
réfréner sa violence ? Faut-il
refuser de séduire ?
Lire d’un
bloc ? Ou au contraire
varier les registres ? Les dispositifs
? Faut-il
s’entourer d’accessoires visuels ou sonores ? Et
que faire de
son corps
? Les mains ? Les yeux ? La poésie peut-elle se passer des
corps ? Des
hésitations ?
Faut-il expliquer ? Ou surtout ne rien
expliquer ? Saluer ? Fuir
devant les applaudissements ? Revenir
pour
répondre aux
questions ?
Vendre quelques
livres ? Et considérer
tout cela
au final
comme une mise à l’épreuve du texte ? Ou plus simplement
une mise à
l’épreuve du poète ? Toutes ces
questions, et bien d’autres encore, se
posent à celui qui,
sorti du silence de
l’écriture, affronte le silence
incertain,
imprévisible,
parfois tout relatif, parfois
magnifique,
d’un
auditoire. |