Historique de la Scène Poétique
Liste des poètes invités
à la Scène Poétique
depuis mai 2011
à l'ENS-Lyon :
Julien d'Abrigeon
Anas Alaili (Palestine)
Jean-Pierre Balpe
Philippe Boisnard
David Christoffel
Saleh Diab (Syrie)
Hortense Gauthier
Sandra Moussempès
Jacques Rebotier
Stephen Romer (GB)
Valérie Rouzeau
Fiona Sampson (GB)
Lucien Suel
Annie Zadek
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Liste des poètes invités
à la Scène Poétique
entre 2003 et 2010
à la BM de Lyon
Démosthène Agrafiotis (Grèce)
Nadine Agostini
Anas Alaïli (Palestine)
Jean Antonini
Isabel Asunsola (Espagne)
Pierre Autin-Grenier
Edith Azam
Isabelle Baladine Howald
Vincent Barras (Suisse)
Hervé Bauer
Philippe Beck
Janick Belleau (Québec)
Patrick Beurard-Valdoye
Julien Blaine
Jean-Pierre Bobillot
Yves Bonnefoy
Lionel Bourg
Le Groupe BoXoN
Thomas Braichet
Cyril Bret
Jean de Breyne
Charles-Mezence Briseul
Anne-James Chaton
Nicolas Chazel
Giuseppe Conte (Italie)
Christian Cottet-Emard
Séverine Daucourt-Fridriksson
Florence Delay
Saleh Diab (Syrie)
Frank Doyen
Ariane Dreyfus
Jean-Pascal Dubost
Armand Dupuy
Duo Duo (Chine)
Werner Dürrson (Allemagne)
Antoine Emaz
Denis Ferdinande
Violaine Forest (Québec)
Alessandro de Francesco (Italie)
Mohammed El Amraoui
André Gache
Renée Gagnon (Québec)
Pierre Gallais
Albane Gellé
Nicolas Giral
Sandrine Gironde
Liliane Giraudon
Jean-Marie Gleize
Michaël Gluck
Jacques Goorma
Fred Griot
George Hassomeris
Vincent Hoarau
Jean-Louis Houchard
Frédéric Houdaer
Charles Juliet
Béatrice de Jurquet
Leslie Kaplan
Anne Kawala
D. Kimm (Québec)
Roger Lahu
Catherine Lalonde (Québec)
Patrick Laupin
Mylène Lauzon (Québec)
Samuel Lequette
Sébastien Lespinasse
Geneviève Letarte (Québec)
Sophie Loizeau
Sabine Macher
Thierry Martin-Scherrer
Odile Massé
Jérôme Mauche
Emmanuel Merle
Jacqueline Merville
Michèle Métail
Jean-Baptiste Monat
François Montmaneix
Proteus Morganii
Chantal Neveu (Québec)
Sylvie Nève
Bernard Noel
Valère Novarina
Camille Olivier
Charles Pennequin
Christophe Petchanatz
Serge Pey
Robert Piccamiglio
Jean-Yves Picq
Isabelle Pinçon
Emmanuelle Pireyre
Siegfried Plümper-Hüttenbrink
Claudio Pozzani (Italie)
Christian Prigent
Thierry Renard
Jacques Rebotier
Jean-François Robic
Alain Robinet
Germain Roesz
Jacques Roubaud
Valérie Rouzeau
James Sacré
Caroline Sagot-Duvauroux
Annie Salager
Yann Serra
Jean-Pierre Spilmont
Gwenaëlle Stubbe (Belgique)
Michel Thion
Pierre Tilman
Roland Tixier
Serge Tomé (Belgique)
Véronique Vassiliou
Joël Vernet
Eric Villeneuve
Hubert Voignier
Cosima Weiter
Alain Wexler
Klaus-Dieter Wirth (Allemagne)
Claude Yvroud
Annie Zadek
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Certaines soirées,
à la BM de Lyon,
sont disponibles
en consultation vidéo
sur le site de la BM
(page conférence, cycle :
la scène
poétique)
Accéder aux vidéos
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Accueil
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cycle de poésie parlée
proposé par Patrick Dubost
en collaboration
avec le Centre d’Études et de Recherches Comparées sur la Création
dirigé par Eric Dayre
et avec les Affaires Culturelles de l'ENS
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mercredi 30 mai 2012
18h30
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Jean-Michel Espitallier
&
Jean-Pierre Bobillot
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Salle Kantor
ENS (Ecole Normale Supérieure)
15, Parvis René Descartes 69007 Lyon
(sur l’avenue Jean Jaures)
Tel 06 21 11 22 54
Métro Debourg
Voir plan ci-dessous
entrée libre
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Jean-Michel Espitallier
"Jean-Michel Espitallier est l’un des poètes contemporains qui a le plus modifié l’image attendue de la poésie. Il est représentatif d'une génération qui, proche en cela de l'art contemporain, opte pour des pratiques poétiques variées, construites, accumulatives et drôles"
(Jérôme Mauche, Musée Zadkine)
"Jean-Michel Espitallier est l'un des poètes les plus mobiles et véloces de sa génération..."
(Patrick Kéchichian, Le Monde)
« Explorateur du cœur en fusion de la langue, Jean-Michel Espitallier est un poète en mouvement, performer inlassable qui aime la scène toutes barrières levées . »
(Guy Darol, Le Magazine des livres)
« Wiittgenstein à la façon d’un Alphonse Allais »
(Eric Loret, Libération)

Poète inclassable, Jean-Michel Espitallier joue sur plusieurs claviers et selon des modes opératoires constamment renouvelés. Listes, détournements, boucles rythmiques, répétitions, proses désaxées, faux théorèmes, propositions logico-absurdes, sophismes tordent le cou à la notion si galvaudée de poésie en inventant des formes neuves pour continuer de faire jouer tout le bizarre de la langue et d’en éprouver les limites. Entre rire jaune, tension comique, syllogismes vides, absurde et dérision, la poésie de Jean-Michel Espitallier, proche en cela de l’art contemporain, use de la plus radicale fantaisie pour coller un faux-nez au tragique et à l’esprit de sérieux mais aussi pour faire voler en éclat et problématiser encore davantage, la notion de genre et de frontières esthétiques (donc éthiques…). Il écrit des livres, joue de la batterie, invente des objets sonores, touche à tout ce qui le touche.
Cofondateur de la revue Java (1989-2006), coordinateur du dossier sur la « Nouvelle poésie française » au Magazine littéraire (mars 2001), il est l’auteur de plusieurs livres, dont le très controversé Pièces détachées : une anthologie de la poésie française aujourd’hui. Il travaille actuellement sur plusieurs projets multimédias et mène parallèlement une carrière de batteur, notamment du groupe Prexley.
Bibliographie récente :
• Gasoil (prise de guerre), Flammarion, 2000.
• Pièces détachées, une anthologie de la poésie française aujourd’hui, Pocket 2000. Nouvelle édition, 2011.
• Le Théorème d’Espitallier, Flammarion, 2003.
• En Guerre, Inventaire-invention, 2004.
• Où va-t-on ? (extrait), Le Bleu du ciel, coll. « L’Affiche de poésie », 2004.
• Toujours jamais pareil (avec Pierre Mabille), Le Bleu du ciel, 2005.
• Caisse à outils, un panorama de la poésie française aujourd’hui, Pocket, 2006.
• Tractatus logo mecanicus (pensum), Al Dante, 2006.
• Army, Al Dante, 2008.
• Syd Barrett, le rock et autres trucs, Editions Philippe Rey, 2009.
• Introduction à Sac à dos, anthologie de poésie contemporaine pour lecteurs en herbe, Le Mot et le reste, 2009.
• Cent quarante-huit propositions sur la vie et la mort et autres petits traités, Al Dante, 2011 (Prix des lycéens d’Ile-de-France, Seine-Saint-Denis, 2012)
• De la célébrité : théorie & pratique, Editions 10/18, 2012.
Jean-Pierre Bobillot
« Sa voix nasillarde à l’accent parigot et son débit aussi rapide que nerveux en font un lecteur désopilant, l'un des tout premiers sur la scène francophone. »
(Pierre Le Pillouër, sitaudis.fr)
“Assurément, l’irremplaçable trublion dont les grains de sel rehaussent la poésie contemporaine d’un rien de fantaisie bavarde, juste ce qu’il faut pour la rendre vivante et désirable.”
(Alain Helissen, poezibao.typepad.com)

Poète bruyant, chercheur de poux, pousseur de bouchons : il se réclame d’un « formalisme lyrique » et pratique la recréation sonore (en studio) et la lecture/action (en public), seul, en duo ou en formations diverses, en France et hors de France. Professeur à l’Université Stendhal de Grenoble, spécialiste de la poésie française de 1866 à 1925 et des avant-gardes européennes du XXe Siècle : depuis quelques années, il développe une approche globale qu’il a baptisée « médiopoétique ». En 1999, il a organisé avec Bernard Heidsieck le colloque Poésie sonore / Poésie action au Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle.
Derniers recueils parus :
• Y a-t-il un poème dans le recueil ?, Voixéditions, 2009
• Prose des Rats, L’Atelier de l’Agneau, 2009
• News from the POetic front, Le Clou dans le fer, 2011
Principaux essais parus :
• Bernard Heidsieck Poésie Action, Jean-Michel Place, 1996
• Trois essais sur la poésie littérale, Al Dante, 2003
• Rimbaud : le meurtre d’Orphée, Champion, 2004
• Poésie sonore. Éléments de typologie historique, Le Clou dans le fer, 2009.
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Ci-contre : liste (partielle) des poètes invités en sept ans.
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La Scène Poétique...
Les poètes, de plus en plus souvent, lisent en public.
Ils quittent
l’isolement de la “chambre
d’écriture”, prennent le train, serrent
les mains de quelques inconnus,
s’emparent d’un micro et, quand le silence est
là, lisent à voix haute.
Ils donnent à entendre
un peu de cette voix qui
précède la main dans
l’écriture.
Cette voix qu’ordinairement on n’entend pas.
De plus en
plus la poésie sort du livre et circule par la bouche et
les oreilles
autant que par les yeux.
Les sollicitations répétées obligent
le poète
à un travail et une réflexion sur la lecture
publique et sur les
rapports de l’écrit à la parole, de la
page à l’espace, du corps à la
pensée.
Faut-il lire debout ?
Assis ?
Tout en douceur ?
Avec fracas ?
Faut-il réfréner sa violence ?
Faut-il refuser de séduire ?
Lire d’un
bloc ?
Ou au contraire varier les registres ?
Les dispositifs
?
Faut-il s’entourer d’accessoires visuels ou sonores ?
Et
que faire de son corps
?
Les mains ?
Les yeux ?
La poésie peut-elle se passer des
corps ?
Des
hésitations ?
Faut-il expliquer ?
Ou surtout ne rien
expliquer ?
Saluer ?
Fuir devant les applaudissements ?
Revenir pour
répondre aux
questions ?
Vendre quelques livres ?
Et considérer
tout cela au final
comme une mise à l’épreuve du texte ?
Ou plus simplement une mise à
l’épreuve du poète ?
Toutes ces
questions,
et bien d’autres encore,
se
posent à celui qui, sorti du silence de
l’écriture,
affronte le silence
incertain, imprévisible, parfois tout relatif, parfois
magnifique,
d’un
auditoire.
Patrick Dubost
Texte publié dans TOPO,
la revue de la Bibliothèque
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